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Introduction |
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En 2000, 17 % des DIB produits en France ont été enfouis en centre de stockage.
Depuis le 1er juillet 2002, ce type d'exutoire est réservé aux seuls déchets ultimes. Il y a donc obligation pour les entreprises de réduire les quantités produites et de favoriser la valorisation de leurs déchets.
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Réduction des déchets à la source |
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La valorisation des déchets est tributaire de la variation du cours des matières premières. Il paraît donc primordial de privilégier la réduction à la source des quantités produites.
Réduire la production de déchets passe souvent par des moyens simples.
Moyens pour réduire la production de déchets
- Analyser précisément les besoins des clients pour éviter de pratiquer ce que l'on appelle la "sur-qualité" (ne pas mettre au rebut des pièces qui pourraient en fait répondre aux exigences du client par exemple).
- Aménager l'outil de fabrication pour diminuer la production de déchets, notamment au niveau des loupés et chutes de fabrication, c'est-à-dire développer une technologie propre.
- Dans le cas d'un procédé de fabrication manuel, former les opérateurs en vue de minimiser les taux de chutes (découpe de tissu, de pâte, de métal) ou de limiter la consommation de produits (gants par exemple).
- Préférer les équipements en location aux équipements jetables (chiffons d'essuyage, combinaisons de travail...).
- Améliorer la convivialité des programmes informatiques internes pour encourager une simple consultation à l'écran ou pour permettre une édition très sélective. Cela diminue la consommation de papier.
- Sensibiliser les opérateurs responsables du contrôle qualité des produits pour limiter la génération de déchets :
- justifier les prélèvements en nombre et en quantité
- envisager la réintégration du surplus de prélèvement dans la fabrication
- réviser les besoins de "l'échantillothèque", le conditionnement des échantillons.
- Suivre les consommations de matières premières, énergie, eau... entrants et sortants.
Moyens pour réduire la production de déchets d'emballages
Privilégier l'approvisionnement en vrac des matières premières ou en conditionnement recyclable.
Remplacer les petits conditionnements par des conditionnements plus grands.
Supprimer, si possible, les suremballages.
Utiliser des contenants consignés et négocier la reprise de ses emballages avec le fournisseur.
Accroître la valorisation
Après avoir étudié toutes les options de réduction quantitative et qualitative, l'entreprise doit organiser une collecte sélective de ses déchets.
Ces déchets pourront ensuite être valorisés en interne (réutilisation, recyclage matière, incinération...) ou orientés vers des filières de valorisation appropriées. |
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Collecte et tri des déchets |
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L'organisation de la collecte se traduit généralement par la mise en place de bacs de couleurs différentes à proximité des postes de travail et par l'aménagement d'aires de stockage en rapport avec les flux de production. La séparation des déchets sur le lieu même de leur production facilite la valorisation ultérieure.
Il est important que les déchets banals présentés à la collecte ne contiennent pas de déchets dangereux. Le collecteur considérerait alors l'ensemble de la benne comme " benne de déchets dangereux " dont l'élimination est beaucoup plus coûteuse.
La mise en place de la collecte sélective dans l'entreprise doit également s'accompagner d'actions de sensibilisation du personnel aux nouvelles pratiques de tri et d'information sur les résultats obtenus.
Les différents types de collecte
- La collecte multimatériaux : collecte de l'ensemble des matériaux recyclables secs, intéressante lorsque les DIB sont dirigés vers un centre de tri ou vers un incinérateur.
- La collecte monomatériau : collecte de matériaux de même nature, présente l'avantage d'alimenter directement les filières de valorisation. Ce mode de collecte est également conseillé pour les DIB destinés à la déchèterie (interne ou collective).
Choix des produits et l'étude des procédés
- Privilégier l'achat de produits dont les chutes et les rebuts sont valorisables.
- Etudier la possibilité d'utiliser, à pourcentage contrôlé, les déchets comme matière première secondaire dans les procédés de fabrication interne.
- Etudier la possibilité d'utiliser les déchets comme matière première secondaire dans les procédés de fabrication du fournisseur (exemple : chutes de matières plastiques).
- Vérifier qu'un mélange de déchets ne soit pas un frein à certaines voies de valorisation (les cartons d'emballages paraffinés ne sont pas acceptés par les cartonniers par exemple).
Moyens pour accroître la valorisation des déchets d'emballages
- Préférer les emballages résistants pouvant être réutilisés à des matériels perdus (exemples : palettes plutôt que calages simples, fûts à ouverture totale ou par bonde).
- Choisir des emballages consignés.
- Etudier le réemploi des palettes, des cartons et des fûts pour toutes les manutentions internes et les expéditions.
- Choisir des emballages pour lesquels il existe une filière de valorisation.
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Critères de choix pour la gestion des DIB |
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Les méthodes de gestion des DIB sont fonction des spécificités et des contraintes extérieures de l'entreprise.
Il est nécessaire de prendre en compte :
- la taille de l'entreprise : capacité à réfléchir et à organiser la gestion des déchets (disponibilités, formation et motivations du personnel, espace disponible sur le site, moyens financiers...),
- son activité : incidence sur les flux et la composition des DIB,
- sa localisation géographique : choix en matière de collecte et d'équipements de tri,
- l'existence de techniques de valorisation,
- l'adéquation entre l'offre et la demande de déchets en vue de leur valorisation,
- l'existence d'équipements pour la collecte.
La gestion des DIB peut s'envisager à l'échelle individuelle ou à l'échelle de plusieurs entreprises par la mise en commun de moyens techniques et organisationnels permettant d'optimiser les coûts. |
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