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Réponses
politiques au niveau mondial |
Après six années de travail, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a rendu publiques en 2007 les conclusions de son quatrième rapport. Parmi les principales conclusions, le GIEC énonce qu’au cours des cent dernières années, la température moyenne a augmenté de 0,74°C. Le réchauffement s’est fortement accéléré ces cinquante dernières années. Le niveau de la mer s’est élevé de 17 cm au cours du 20ème siècle. D’après les modèles du GIEC, la température moyenne devrait augmenter de 1,1°C à 6,4°C d’ici 2100. Les phénomènes extrêmes comme les inondations seront plus fréquents. Les écosystèmes, l’agriculture, la santé, la disponibilité en eau sont autant de domaines affectés par le changement climatique. L’adaptation est nécessaire pour faire face aux différents impacts du changement climatique déjà inévitable en raison des émissions passées.
En décembre 2007, les gouvernements se réunissent lors de la Conférence de Bali pour décider des suites à donner au Protocole de Kyoto.
Après la tenue de nombreuses conférences
internationales et la signature en 1992 de la Convention
Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
(UNFCCC), le protocole de Kyotoa été adopté en 1997.
Il officialise, pour les pays industrialisés,
des objectifs chiffrés de réduction
des émissions pour six gaz à effet de
serre.
Les pays industrialisés s’engagent, sur
la période 2008-2012, à réduire
en moyenne leurs émissions de 5,2 % par
rapport à leur niveau de 1990.
Répartition planétaire des efforts
de stabilisation/réduction/augmentation des
émissions
Depuis son adoption, les conférences successives
(Buenos-Aires 1998, Bonn 1999, La Haye 2000, Marrakech
2001, New-Dehli 2002, Milan 2003) ont permis de compléter
le contenu du protocole et d’avancer sur sa
mise en œuvre. Quatre points ont notamment été
traités :
Une
communication des inventaires nationaux
Chaque pays engagé sur la voie d’une
réduction de ses émissions devra fournir
un inventaire annuel de ses émissions conforme
au cahier des charges défini par la Convention
Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique.
En France, c’est le CITEPA qui est chargé
de sa réalisation.
Une
assistance aux Pays En Développement (PED)
Bien que ne figurant pas sur la liste des pays obligés,
les émissions des PED dépasseront, aux
alentours de 2020, celles des pays actuellement industrialisés.
Pour faciliter leur transition vers un régime
contraignant sans freiner leur développement,
les pays industrialisés se sont engagés
à apporter des ressources « nouvelles
et additionnelles » et à faciliter les
transferts technologiques.
En 2001, la Conférence des Parties (COP) a
décidé de créer trois nouveaux
fonds :
• le fonds spécial
des changements climatiques,
• le fonds des pays
les moins avancés
• le fonds d’adaptation.
Ces trois fonds sont gérés par le Fonds
pour l’Environnement Mondial (FEM).
Des
mécanismes de flexibilité
La quasi-totalité des activités humaines
engendrant directement ou indirectement des émissions
de gaz à effet de serre, le passage à
une société sobre en GES demandera de
nombreux ajustements ; ajustements dont il faudra
impérativement minimiser les coûts économiques
et sociaux.
Pour cela, le protocole prévoit la mise en
place de trois mécanismes de flexibilité
:
• les Permis d’Emissions
Négociables(lien mecanisme-flexibilité.doc)
(PEN),
• les Mécanismes
de Développement Propre(lien mecanisme-flexibilité.doc)
(MDP)
• les Mises en Œuvre
Conjointes (lien mecanisme-flexibilité.doc)
(MOC).
Un
régime d’observance
L’application du protocole suppose la mise
en place d’un système de contrôle
des engagements pris.
Aujourd’hui, de nombreuses questions restent
en suspens : faut-il une sanction ? Si oui, de quelle
nature et de quelle ampleur ?
Ces questions seront tranchées lors de la première
conférence des parties qui suivra la mise en
œuvre du protocole.
Mise à jour novembre 2007