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Gisements mobilisables - autres déchets organiques

Même si les gisements produits ne sont pas comparables, ni en nature, ni en quantités, les autres industries génèrent également des déchets organiques, donc de la biomasse. Il s’agit de déchets qui sont classés, selon la nomenclature usuelle, en « Déchets Industriels Banals » (DIB), et relèvent catégorie déchets non dangereux. Parmi ces déchets banals, on s’intéressera particulièrement au bois, aux papiers et cartons, et aux textiles et cuir.

Précautions de lecture

Les données sont issues d'une étude réalisée par l’ADEME au niveau national en 2004. Les chiffres sont donc déjà un peu anciens, et nous sommes conscients que le fait de régionaliser des chiffres issus du niveau national est susceptible d’entraîner des risques d’incertitude supplémentaires. Il conviendra donc de retenir les gisements énoncés plutôt comme des ordres de grandeur. Par ailleurs l’étude indique des gisements non valorisés pour le bois, les papiers et cartons, les textiles et cuirs. Nous considérons que les ces gisements non valorisés sont des gisements mobilisables.

Déchets de bois

En 2004, environ 30 000 tonnes de déchets de bois des entreprises n’étaient pas valorisées en Poitou-Charentes.

Même s’il est possible qu’une part de ce gisement ait trouvé un débouché entre temps, et que d’autre part, il est également envisageable que parmi les tonnages déjà valorisés, certains puissent être disponibles pour un débouché plus avantageux que celui emprunté actuellement, nous retiendrons ce gisement, considéré comme mobilisable, comme ordre de grandeur. Son contenu énergétique est d’environ 9 000 tep.

Papiers et cartons

Dans le domaine des papiers et cartons d’origine industrielle, 9 000 tonnes n’étaient pas valorisées en 2004. Même si théoriquement ce gisement peut être disponible pour l’énergie, il semble quand même plus efficient d’un point de vue environnemental de prioriser la filière de recyclage pour refaire du papier ou du carton, voire des éco-matériaux. Ce gisement ne sera donc pas considéré comme mobilisable pour la valorisation énergétique.

Textiles et cuirs

Tous les textiles ne sont pas composés de fibres organiques naturelles, comme le coton par exemple. Ils ne sont donc pas tous considérés comme de la biomasse, certains étant des sous-produits de l’industrie pétrochimique.

500 tonnesde textiles et de cuir n’étaient pas valorisées, et donc disponibles pour une valorisation en éco-carburant par exemple, soit un potentiel énergétique d’environ 150 tep. La filière des textiles a subi des bouleversements depuis 2004, avec notamment la mise en place de la responsabilité élargie du producteur (REP), et la création d’un éco-organisme chargé d’organiser la filière. Il serait donc utile d’avoir une approche plus récente pour analyser la progression de cette filière.

DIB en mélange

Dans cette catégorie, on retrouve tous les déchets banals qui ne peuvent pas être gérés séparément, soit pour cause d’absence de filière de recyclage ou de valorisation spécifique, soit en raison de la complexité des matériaux qui les composent. Ce gisement représente 200 000 tonnes par an. Il serait important de connaître plus précisément la composition de ce gisement afin de pouvoir envisager les possibilités de valorisation adéquates.

A l’heure actuelle, tous ces tonnages finissent, à priori, dans des centres de traitement pour déchets ménagers et assimilés, et sont donc en partie valorisés (voir ci-après).


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