Avec 66% du total des émissions en 2005, le gaz prédominant parmi les six gaz à effet de serre de l’inventaire est le CO2, que ce soit en 1990 ou en 2005.
La part du CO2 dans le total des émissions a même augmenté entre les deux années, en même temps que la consommation d’énergie fortement émettrice de CO2. En intégrant l’UTCF qui agit en Poitou-Charentes comme un puits de carbone, la hausse des émissions de CO2 est moindre (+2% avec l’UTCF, + 9% hors UTCF).

Le deuxième gaz en proportion est le protoxyde d'azote (N2O) avec une part de 21% des émissions totales Les émissions de N2O sont en diminution par rapport à 1990. Cette baisse est induite majoritairement par le secteur de l’agriculture, avec une utilisation des engrais plus rationnelle et une baisse des cheptels (d’où une diminution des déjections animales entrainant une baisse des émissions de N2O).
Ce gaz est suivi du méthane (CH4) dont la part s’élève à 11% (en diminution par rapport à 1990 avec notamment la baisse des cheptels). Les émissions de CH4 sont en forte baisse (-17%) entre 1990 et 2005. Cette diminution est principalement induite par le secteur de l’agriculture et plus particulièrement par la fermentation entérique et les déjections animales. La baisse des cheptels, en particulier des vaches laitières, a entrainé de fait une réduction des émissions de méthane de ce secteur.
Les émissions d'hydrofluorocarbone (HFC) proviennent de la climatisation (transport), de la réfrigération et de l’utilisation d’aérosols (secteur commercial et résidentiel) et de l’utilisation de solvants et agents dans les procédés (industrie). Les HFC n’étaient quasiment pas utilisés en 1990, d’où une part nulle en 1990. Ils remplacent par la suite les CFC qui eux ont été interdits en raison de leur impact sur l’ozone stratosphérique. Leur part dans le total des émissions atteint les 2%.
Les émissions de PFC sont inexistantes en Poitou-Charentes car les quelques procédés industriels émetteurs de ce gaz en France ne sont pas implantés dans la région. En France, les seuls sous-secteurs émetteurs de PFC sont l’industrie de la production d’aluminium de première fusion et l’industrie des semi-conducteurs qui sont inexistants dans la région.
Quant aux émissions de SF6, elles sont induites par l’utilisation de ce composé dans les équipements électriques. Leur part est quasi nulle en Poitou-Charentes et par ailleurs, ces émissions diminuent en raison de l’amélioration de la maintenance des équipements électriques et plus particulièrement des disjoncteurs de moyenne et haute tensions.
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Hors UTCF |
Avec UTCF |
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1990 |
2005 |
Evolution 2005/1990 |
1990 |
2005 |
Evolution 2005/1990 |
|
CO2 |
10 680 |
11 649 |
9% |
9 666 |
10 000 |
3% |
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CH4 |
2 456 |
2 034 |
-17% |
2 460 |
2 039 |
-17% |
|
N2O |
4 080 |
3 713 |
-9% |
4 080 |
3 713 |
-9% |
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HFC |
0 |
381 |
- |
0 |
381 |
- |
|
PFC |
0 |
0 |
- |
0 |
0 |
- |
|
SF6 |
19 |
15 |
-19% |
19 |
15 |
-19% |
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Total éq. CO2 |
17234 |
17792 |
3% |
16 224 |
16 148 |
0% |
Source : OREGES
Les écarts constatés entre le national et le régional s’expliquent par des différences relatives dans la nature et l’intensité de la structure des acteurs économiques.

En moyenne, la région Poitou-Charentes a un tissu agricole plus développé (d’où un poids du N2O et du CH4 plus élevé en région) et un tissu industriel relativement moins important (d’où un poids du CO2 et des gaz fluorés moins importants en région).Par contre, tant au niveau national que régional, le poids du CO2 dans le total des émissions progresse entre 1990 et 2005, au détriment du poids du CH4 et du N2O, en parallèle notamment de la hausse générale de la consommation d’énergie génératrice de CO2 et de la baisse des activités agricoles qui émettent du N2O et du CH4.