La détermination de la consommation énergétique finale en Poitou-Charentes est le fruit d'un travail d'analyse de données collectées auprès des partenaires de l'Observatoire Régional Energie et Gaz à effet de Serre (OREGES) pour restituer l'information territoriale la plus juste et la plus fine possible. Il est réalisé en croisant les données des énergéticiens avec celles issues du Service Observation et Statistiques (SOeS) du Ministères de l'écologie.
Les chiffres ci-dessous sont des données de consommations réelles (non corrigées du climat) et portent sur les années 1990 à 2011, les deux dernières années étant sur la base de données provisoires.
Consommation d’énergie finale en Poitou-Charentes en 2009 : 4 620 ktep
La consommation énergétique de la région Poitou-Charentes est de 4 620 ktep en 2009 et estimée proche de ce niveau pour 2011. Depuis 1990, son évolution a été marquée par une croissance soutenue dans les années 1990, un optimum atteint à la fin du siècle, une stabilisation puis un léger recul dans les dernières années. Malgré une hausse continue des prix de l'énergie depuis 2009, la consommation de certains secteurs reste dynamique, notamment dans les deux secteurs les plus consommateurs que sont le transport et le bâti. Le premier progresse depuis 1990 en raison de la croissance continue du transport de marchandises. Le second se stabilise, la baisse de la consommation du résidentiel étant compensée par la hausse de celle du secteur tertiaire. La consommation du secteur industriel évolue au gré de la conjoncture économique avec un tassement très net depuis 2009. Quant au secteur agricole, sa consommation est stable.
Au final, près de la moitié de la consommation énergétique est destinée à satisfaire les besoins directs des particuliers (logement et déplacements).



| Secteurs | 1990 | 1999 | 2009 | 2011 |
|---|---|---|---|---|
| Industrie | 794 | 834 | 705 | 707* |
| Résidentiel | 1 181 | 1 340 | 1 228 | 1 214* |
| Tertiaire | 359 | 510 | 521 | 515* |
| Déplacement Particuliers | 1 014 | 229 | 1 002 | 1 019* |
| Transport marchandises | 712 | 1 071 | 941 | 958* |
| Agriculture et Pêche | 222 | 884 | 222 | 210* |
|
TOTAL |
4 282 |
4 866 |
4 619 |
4623* |
*Chiffres provisoires


S'il est toujours largement dominé par les produits pétroliers à 57%, le mix énergétique pour satisfaire les besoins de la consommation régionale s'est néanmoins diversifié. Le recul de 6 points des produits pétroliers en 20 ans s'est principalement fait au profit de l'électricité qui a augmenté de 50 % sur cette période et dans une moindre mesure du gaz naturel, les deux énergies ayant fortement progressé dans le secteur bâti. Le bois énergie a contenu son déclin et reconquiert doucement la faveur des utilisateurs alors que le charbon a presque disparu.
L'intensité énergétique illustre la quantité d'énergie finale nécessaire pour produire une unité de PIB en volume. Sa diminution en valeur absolue constitue donc un progrès. L'intensité énergétique régionale, après avoir été quasi-stable pendant les années 90 a significativement progressé depuis le début du millénaire.
Rappelons que les objectifs de la loi POPE de 2005 prévoient une réduction de 2% par an de l'intensité énergétique finale d'ici à 2015 puis de 2.5% par an d'ici à 2030. A l'échelle nationale, la baisse annuelle moyenne sur 2005-2011 s'établit à 1.3% par an depuis 2005.
Au niveau régional, la baisse sur 2005-2009 est de 2% par an, ce qui est conforme à l'objectif fixé. Néanmoins, la crise économique, qui contracte le rythme d'activité industriel et détériore les rendements, devrait en toute logique dégrader l'intensité énergétique en 2010-2011 comme c'est le cas au niveau national.

Le graphique représente l'intensité énergétique régionale finale de 1990 à 2009 (le PIB régional 2010-2011 n'est pas encore disponible).
Lecture : là où il fallait 100 unités de consommation énergétique en 1990 pour produire une unité de PIB, il n'en faut plus que 83 en 2009.